accueil

LA PLACE DES CARMES
TOULOUSE

Introduction

L'ordre religieux des Carmes établit son couvent à l'intérieur des murs de la cité et à proximité du cardo romain à la fin du XIIIe siècle. Il donna son nom à la place. L'espace dégagé par sa destruction en 1808 permit l'implantation d'un marché de plein-vent. Puis en 1892, Toulouse se dota d'un réseau de marchés modernes : les Carmes, Saint-Cyprien et Victor-Hugo. La halle métallique bâtie aux Carmes présentait un décor original, riche et coloré. Depuis 1966, le marché-parking occupe presque entièrement la place.

Patrimoines Midi-Pyrénées

Historique de place des Carmes à Toulouse

Depuis 1270 année de consécration de la première église des Carmes, cet îlot est occupé par un couvent et ce jusqu'en 1808, année de sa démolition.


Le couvent des Grands Carmes se compose de l'église des Carmes, d'une chapelle consacrée à N.D. du Mont-Carmel; de deux cloîtres ; de bâtiments conventuels (réfectoires, dortoirs); d'un corps de logis et d'un jardin.


En 1790, les Grands Carmes deviennent propriété nationale. Après avoir reçu diverses affectations, les bâtiments, pour certains en ruine, sont achetés par la ville en 1807 et démolis dès l'année suivante pour permettre l'aménagement d'une place.


La place désignée sous le nom des Carmes lors de son dégagement au début du 19e siècle a reçu, selon les changements de régime politique, le nom de place Bourbon (1815), place d'Orléans (1831) puis, à deux reprises, place de la République en 1848 et 1871. Entre temps, la place a retrouvé l'appellation des Carmes et elle la conserve depuis 1871.


Un plan de régularisation de la forme de la place est approuvé par le conseil municipal en 1826. Il est associé à des prescriptions architecturales concernant l'harmonisation les façades entourant la place qui furent très peu appliquées.


Cet extrait du cadastre napoléonien (relevé en bleu) permet de lire les évolutions urbaines (tracées en rouge) qui ont eu lieu entre 1830 et les années 1960 comme notamment la création des rues de Languedoc et Théodore-Ozenne.


La place des Carmes a fait l'objet de multiples projets d'aménagement de la part de la municipalité qui a imaginé d'y installer différents ouvrages ; la statue équestre de Henri IV en 1815 ; une fontaine monumentale en 1824 puis en 1826, fontaine qui a été finalement réalisée sous la forme d'un simple bassin avec jet d'eau ; un marché couvert dont les premières esquisses sont datées de 1825 et qui a ouvert ses portes en 1892.


Ce dessin réalisé en1883 reproduit une des quatre fontaines-candélabres située aux angles de la place, autour du bassin central. Dans le fond, s'impose le massif clocher de l'église de la Dalbade


Transférées depuis la place du Capitole, les quatre candélabres-fontaines sont installés en 1852 aux angles de la place des Carmes. Elles ont été démontées en 1963, en même temps que la halle métallique. Les parties lampadaires sont déplacées autour d'une nouvelle fontaine installée à l'entrée du parc de stationnement des Carmes dans les années 1970.


Ces éléments hybrides éclairaient la place et fournissaient des points d'eau aux Toulousains. Ils se composaient d'un socle rectangulaire en marbre d'où l'eau se déversait par une pièce de bronze en forme de tête de lion. Au dessus, fournissant l'éclairage, s'élevait un candélabre en fonte de fer cannelé de 4 mètres de haut.


Avec le temps, les parties hautes des candélabres ont été modifiées pour s'adapter aux différentes méthodes d'éclairages (pétrole, gaz puis électricité).


Le marché métallique des Carmes est construit d'après les plans de l'ingénieur Charles Cavé. Ce bâtiment se distinguait par son plan original qui ne reprenait pas celui des halles Baltard, modèle incontournable pour ce type d'édifice de province.


Inauguré en 1892, il reste en fonction durant 71 ans. Tout autour ont persisté les différents marchés de plein vent ( marché aux herbes, salé, friperie...).


L'édifice présentait un plan octogonal surmonté d'une coupole. Quatre pavillons monumentaux permettaient l'accès au marché


Les façades étaient richement décorées de pièces en terre cuite, vernissés ou non. Les façades étaient richement décorées de pièces en terre cuite, vernissés ou non. Le tout formait un ensemble très coloré qui contrastait avec le gris du fer et du zinc de la structure de métal.


Les panneaux en terre cuite représentaient des fleurs, des rinceaux et des cabochons disposés en frise autour des portes et sur les piliers des pavillons d'entrée.


Les chapiteaux étaient également recouverts de motifs en terre cuite tels que cette bête de bélier évoquant une des activité commerciale du marché.


A l'intérieur, les commerçants étaient regroupés selon les produits proposés (légumes, viandes...). Ils répartissaient leur étal (ou loge) entre les colonnes supportant la structure de l'édifice. De larges baies permettaient un bon éclairage naturel.


Le marché métallique est démonté entre décembre 1963 et février 1964 pour être remplacé par le marché-parking des Carmes.


Le dôme, symbole de la halle métallique, est le dernier élément de la structure à être détruit.


La création du marché-parking des Carmes est décidée par le conseil municipal le 9 février 1963. Cet édifice est réalisé d'après les plans signés par les architectes George Candilis, Shadrach Woods, Alexis Josic, Jean-Marie Lefèvre. Cette équipe est, par ailleurs, lauréate du concours pour l'aménagement de la Z.U.P. de Toulouse-Le Mirail.


L'inauguration du marché-parking s'est déroulée le 23 décembre 1966 en présence du maire Louis Bazerque, en pleine discussion sur cette photographie avec une commerçante.


Une campagne de réhabilitation du bâtiment est engagée en 1999. Elle concerne la restructuration du rez-de-chaussée et du sous-sol liés au marché. Le projet est confié aux architectes Joseph Almudever et Christian Lefebvre qui redessinent l'espace de la place. De plus, l'installation d'une marquise faisant le tour de l'édifice permet de démarquer le marché du Parking.


Cet édifice occupe presque entièrement la place des Carmes. Il mêle trois fonctions : un marché en rez-de-chaussée, un parking aérien situé au dessus et un immeuble de bureaux qui accueille le service de l'urbanisme et de l'environnement de la ville de Toulouse. Les deux premières sont inscrites dans un cylindre et la dernière dans un parallélépipède, ces deux éléments sont reliés par deux cages d'escalier situées à l'arrière de l'immeuble de bureaux.

Masquer le contenu