Recherche en cours...


Accueil > Ville de Montauban > Les hôtels particuliers montalbanais

Les hôtels particuliers montalbanais

Les villes de province comme Montauban adaptent à leur manière les modèles institués par les architectes parisiens. Plus modestes qu’à Toulouse, les hôtels particuliers montalbanais sont encore empreints d’une tradition locale marquée par l’architecture médiévale.

09 janvier 2012
Auteur : Sarah Gerber, chargée d’inventaire

Des hôtels de province

L’hôtel montalbanais se compose la plupart du temps d’un corps de logis sur rue abritant un passage couvert, qui débouche sur une cour étroite autour de laquelle s’articulent plusieurs ailes. L’extrême densité du bâti impose des plans étriqués et n’autorise que très rarement l’aménagement de jardins. Elevées en brique, les façades portent un décor relativement sobre.

Ces hôtels sont établis en majorité au cœur de l’ancienne ville intra muros, mais aussi en bordure des fortifications disparues ou dans les grandes artères des faubourgs du Moustier et de Villebourbon. Chacun de ces secteurs détermine la typologie architecturale de l’édifice.

En cœur de ville

Insérés dans un tissu urbain dense, les hôtels particuliers ne disposent ici que de très peu de place pour déployer leurs corps de bâtiment. Sauf remembrement ultérieur du parcellaire, ils épousent la forme étirée des parcelles du Moyen Age. Empreints du modèle médiéval, ils possèdent un escalier en vis inséré dans une tourelle et une galerie de circulation permettant de rejoindre le bâtiment de fond de cour.

Sur les limites de l’ancienne ville intra muros

Le démantèlement des fortifications a offert des possibilités d’aménagement quasi inexistantes au cœur de la ville, la destruction des murailles de briques et le comblement des fossés autorisant la création de jardins d’agréments. Au sommet des talus ceinturant la ville, ces hôtels proposent aussi à leur propriétaire une vue dégagée et une moins grande promiscuité de voisinage.

Dans les faubourgs

A Villebourbon, de riches industriels et négociants ont fait bâtir aux XVIIe et XVIIIe siècles de grands hôtels sur la rive gauche du Tarn, qui permettait d’acheminer les marchandises ou d’éliminer les rejets polluant. D’immenses salles voûtées abritaient ateliers et entrepôts en soubassement, tandis que les appartements privés de déployaient aux étages.

Le faubourg du Moustier abrite quant à lui deux des plus grands hôtels particuliers montalbanais, les réserves foncières ayant offert l’espace indispensable à l’édification de vastes ensembles entre cour et jardin. L’hôtel de Granès et l’hôtel de Lesseps se déploient ainsi en avant de véritables parcs, alimentés en contrebas par l’eau du Tescou.