Recherche en cours...


Accueil > Gavarnie > Gavarnie, Grand Site de Midi-Pyrénées

Gavarnie, Grand Site de Midi-Pyrénées

Classé au Patrimoine mondial de l’humanité comme site majeur du massif Pyrénées-Mont-Perdu et lieu de mémoire du pyrénéisme, Gavarnie conserve, dans son patrimoine et son paysage, l’empreinte de ses fortes traditions transfrontalières et pastorales.

14 août 2014
Auteur : Claire Fournier, Christelle Parvillé, Juliette Galvan

Le paysage de Gavarnie

Le cirque de Gavarnie fait partie du massif montagneux transfrontalier Pyrénées-Mont-Perdu. D'une superficie de 30 139 ha, ce vaste ensemble calcaire comprend notamment au nord les cirques glaciaires de Gavarnie, d'Estaubé et de Troumousse et, au sud, les spectaculaires canyons d'Anisclo et d'Ordesa.

Agrippé à la roche, le village de Gavarnie offre un poste d’observation privilégié sur les grandioses murailles du cirque, hautes de 1 500 m. La brèche de Roland surplombe le cirque de Gavarnie à 2 807 m d’altitude. Entaille naturelle de 40 m de large sur 100 m de haut, elle marque la frontière entre le Parc National des Pyrénées en France et le Parc National d’Ordesa et du Mont-Perdu en Espagne.

Une longue tradition pastorale et d’échanges commerciaux

Gavarnie a commandé pendant des siècles tout un réseau de chemins commerciaux entre la France et l’Aragon. L’église Notre-Dame du Bon Port conserve le souvenir de l’ancienne fondation hospitalière où l’on prenait soin des pèlerins et passeurs qui franchissaient les cols. Les Hospitaliers possédaient autour de cet hospice des prairies, des granges et des moulins, leur permettant grâce à l’élevage d’assurer les ressources de leur communauté.

Dans le village, les granges-étables, dans leur enclos de pierre sèche, évoquent la transhumance du bétail entre prairies et hauts pâturages. Elles côtoient les hôtels de luxe édifiés par la suite pour un public amateur de paysages sublimes, de randonnées ou d’escalade.

La conquête des cimes : le pyrénéisme

Le pyrénéisme (« ascensionner, sentir, écrire », Henri Béraldi, 1898) a permis l’essor de ce petit village isolé dans la montagne. La commune devient le centre pyrénéiste de référence : c’est de là que sont partis la majorité des pyrénéistes (le comte Henry de Russell, Louis Ramond de Carbonnières, Franz Schrader, etc.) pour réaliser leurs ascensions dans les Pyrénées.

Révélateurs des beautés de la montagne, les premiers découvreurs du cirque, scientifiques ou amateurs, tous passionnés, ont su transmettre leurs émotions. Les pyrénéistes y ont quelquefois laissé plus que leur âme. Le petit cimetière du village demeure leur panthéon. On y trouve notamment les tombes de Georges Ledormeur et de Jean Arlaud, ainsi que des plaques commémoratives à la mémoire de Célestin Passet ou de Raymond d’Espouy.

Gavarnie aujourd’hui

« Quoi que vous ayez pu voir, ce que vous apercevez maintenant ne ressemble à rien de ce que vous avez rencontré ailleurs. C’est le colosseum de la nature ; c'est Gavarnie ! » (Victor Hugo ). L’inscription du site au Patrimoine mondial de l'humanité en 1997 marque une étape majeure vers sa reconnaissance dans sa dimension naturelle, géologique, biologique et culturelle.

Aujourd’hui, la ville a élargi son offre touristique, notamment en y intégrant la station de sports d’hiver Gavarnie-Gèdre. Elle est le point de départ des excursions proposées par les guides et accompagnateurs de montagne en direction du cirque et des sommets environnants (Vignemale, Marboré, etc). Sur la place du village se trouve la maison du Parc National des Pyrénées dont le site de Gavarnie fait partie.

Millaris, le centre d’interprétation du territoire et du patrimoine de Gèdre-Gavarnie présente les cirques de Gavarnie, Troumouse et Estaubé, à travers la découverte des paysages, de l’agriculture, du pastoralisme et du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Informations pratiques :