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Collection Ariège, Grand Site de Midi-Pyrénées

L’Ariège est un département des Pyrénées riche en témoignages de la préhistoire, tels que les grottes ornées, les habitats préhistoriques ou les sites archéologiques. Il présente également de nombreuses traces de son passé médiéval et notamment cathare. Une grande partie de ses paysages appartient au Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises depuis 2009.

29 juillet 2014
Auteur : Juliette Galvan

Grotte de Niaux :

Dans la vallée du Vicdessos à 678 mètres d’altitude, la grotte de Niaux est un chef-d’œuvre de l’art préhistorique. Elle compte parmi les « six géants de la préhistoire » selon le préhistorien français, Henri Breuil. Sur près de trois kilomètres, des galeries sont ornées de dessins témoignant de la présence magdalénienne, il y a 15 000 ans. Ces derniers ont réalisé de nombreux dessins et signes géométriques, généralement peints en rouge ou en noir et officiellement découverts en 1906.

La majorité des œuvres de Niaux, au trait noir, est regroupée dans le « Salon Noir », vaste salle de grande hauteur sous voûte. Bisons, chevaux, bouquetins, aurochs et cerfs se succèdent sur les parois. De nouvelles peintures ont été découvertes au cours du XXe siècle dont la célèbre belette et plusieurs séries d’empreintes humaines, dans la partie ornée de la grotte, appelée le « Réseau Clastres ».

Commune du Mas-d’Azil :

La commune du Mas d’Azil abrite également un riche patrimoine préhistorique. Occupée à différentes périodes préhistoriques et historiques, elle donne son nom à une culture préhistorique, appelée « Azilienne » (entre 9 000 et 4 000 ans avant JC).

La grotte du Mas d’Azil s’est formée grâce à une vaste percée de la rivière Arize dans la roche du Plantaurel, qui a creusé un tunnel de 420 m et des galeries. Les vestiges magdaléniens sont nombreux : armes, propulseur de sagaies (célèbre « Faon aux oiseaux » ), outils et art mobilier. Dès le IIIe siècle après JC, la grotte devient un lieu de culte et de refuge pour les premiers chrétiens, peut-être également pour les cathares au XIIIe siècle, et plus tard au XVIIe siècle, pour les protestants.

Parc de la Préhistoire :

Créé en 1994, le Parc de la Préhistoire, situé sur la commune de Tarascon-sur-Ariège, constitue un complément aux visites des grottes de Niaux et du Mas d’Azil. Il est niché au cœur de l’un des plus beaux paysages des Pyrénées : un cirque montagneux dominé par le Pic des Trois Seigneurs, tout proche du Massif du Sédour. Véritable centre d’interprétation, il illustre, sur près de 13 hectares, la double rencontre entre une période ancienne de l’Histoire de l’Homme, la Préhistoire et l’invention de l’origine de l’Art.

Cité de Saint-Lizier :

Probablement fondée en 72 avant JC par Pompée, Saint-Lizier est une ville du Bas-Empire qui a été « Civitas des Consorani » (devenu le Couserans) avant de devenir une cité épiscopale au IVe siècle. Ce site, bâti sur un éperon rocheux dominant la rive droite du Salat, comprend une partie du rempart gallo-romain, l’ancienne cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède (XII-XIVe siècles), le palais épiscopal (XVIIe siècle), la Maison des Sœurs et, construit plus tardivement le Pavillon des Femmes (XIXe siècle).

Accolée au palais, l’ancienne cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède abrite un ensemble unique de peintures monumentales datant du ministère de l’évêque Jean d’Aula (1480-1515). Elles sont réalisées à base d’enduit de chaux utilisant des pigments d’ocre. Sibylles, patriarches, arbre de Jessé et épisodes de la vie de saint Jacques y sont notamment représentés.

La particularité de cette cité réside dans la présence d’une autre église, dédiée à saint Lizier et édifiée dans le cœur du village et hors de l’enceinte gallo-romaine. Cette ancienne cathédrale de briques, construite au XIIe siècle dans le style roman et réaménagée au XVe siècle, présente un ensemble remarquable de peintures murales. Un cloitre roman (XIIe siècle) accolé, le seul en Ariège, est surmonté, au XVIe siècle, d’une galerie. Le Trésor des anciens évêques du Couserans (crosses, mitre en soie et fils d’or du XIIe siècle, buste reliquaire de saint Lizier en argent du XVIe siècle, etc) est exposé dans l’ancienne sacristie.

L’ancienne cathédrale de Saint-Lizier et son cloître, l’ancienne cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, le palais épiscopal ainsi que le rempart gallo-romain sont inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle depuis 1998.

Château de Foix :

Haut lieu d’histoire empreint du passé médiéval et cathare, Foix est symbolisée par son château (X – XVe siècles) avec ses hautes murailles et ses trois tours. Au confluent de l’Arget et de l’Ariège, il repose sur un piton rocheux dominant la ville médiévale.

Cette imposante fortification militaire de trois tours est probablement bâtie vers l’an mil par la famille comtale de Carcassonne. Elle constitue jusqu’à la fin du Moyen Âge le symbole du pouvoir d’une seigneurie puissante fondée en 1002 : le comté de Foix, dont le plus célèbre représentant est Gaston Fébus (1343 – 1391). D’abord forteresse principale du comte, le château abrite une garnison dès la fin du Moyen Âge et participe à la défense de la ville grâce à sa position stratégique.

Les modifications du XVIIIe sont encore visibles : grilles aux fenêtres, portes massives, graffiti sur les murs. Transformé en prison jusqu’au milieu du XIXe siècle, le château n’est restauré qu’à la fin de ce siècle par l’architecte Paul Boeswilwald, le gendre de Viollet-le-Duc, qui lui donne son aspect actuel. Il fait d’ailleurs partie des premiers édifices classés Monument Historique sur la liste de 1840. Depuis 1950, il abrite le musée départemental de l’Ariège.

Château de Montségur :

La commune de Montségur s’étend sur 3 680 hectares en zone rurale dans un paysage de piémont pyrénéen très préservé. Le pog (piton rocheux), haut de 1 207 m, domine la ville de Lavelanet. Le village médiéval se développait autour du château et était protégé par une enceinte.

À partir de 1204, l’histoire du pog prend un tournant décisif lorsque celui-ci devient un refuge pour les croyants cathares. Après un siège de onze mois en 1244, le château est pris et plus de 200 cathares choisirent le bûcher plutôt que d’adjurer. L’édifice est alors confié au nouveau seigneur, Guy III de Lévis-Mirepoix avant d’être abandonné au XVIe siècle. Redécouvert au XIXe siècle par les historiens, cet épisode cathare a transformé le site en un puissant symbole.

Ville de Mirepoix :

Détruite par une inondation en 1289, la ville de Mirepoix est reconstruite en hauteur par Guy III de Lévis suivant l’urbanisme des villes nouvelles, bien qu’elle n’en soit pas une. Elle est en effet dotée d’une vaste place centrale pour les échanges, les foires et les marchés, bordée de magnifiques couverts de bois de chêne sous lesquels vont s’installer les échoppes. Suivant un plan en damier avec des rues perpendiculaires, elle redevient un centre de peuplement et un lieu d’échanges importants.

Ses foires vont connaitre une affluence considérable et c’est au début du XVIe siècle que l’apogée de Mirepoix sera atteinte. À cette période, de grands travaux de construction et d’aménagement sont entrepris et vont contribuer au rayonnement et à l’embellissement de la ville. Cette dernière est également le siège d’un évêché, comme en témoignent l’ancienne cathédrale Saint-Maurice et sa nef unique de 22 m ainsi que le palais épiscopal qui la jouxte. La cathédrale prend son aspect définitif au XIXe siècle après des restaurations menées par Viollet-le-Duc et Prosper Mérimée.

Informations pratiques :