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Lourdes, Grand Site de Midi-Pyrénées

Célèbre pour sa « cité mariale », Lourdes se situe au pied des Pyrénées en Bigorre, en bordure du gave de Pau. La ville s’est développée autour d’un piton rocheux, sur lequel a été construit le château.

30 juillet 2014
Auteur : Juliette Galvan

Les origines du bourg et du château de Lourdes

La ville est dominée par les montagnes du Béout (791 m), du Pic du Jer (948 m), du Pibeste (1 349 m) et du Hautacam (1 617 m). Surplombant la cité, le Pic du Jer offre un panorama unique sur Lourdes, la vallée d’Argelès-Gazost et les sommets pyrénéens.

Le site de Lourdes est habité depuis la Préhistoire. Sur les berges du Gave se trouve la grotte des Espélugues, très fréquentée par les hommes du magdalénien (il y a 13 000 ans). Dans cette grotte, on a découvert, en 1886, un petit cheval finement ciselé dans de l’ivoire de mammouth, ainsi que de nombreux autres outils et objets décorés.

Ancien oppidum romain, le château de Lourdes est perché sur un rocher qui domine la ville. Un premier château, au XIe siècle, est alors réservé à la résidence des Comtes de Bigorre. La ville médiévale se développe ensuite à l’est de la forteresse, entourée de murailles dont il ne subsiste que la Tour de Gavarnie.

Sous la domination anglaise, la construction du château se poursuit au XIVe siècle par l’édification d’enceintes successives, d’un premier donjon, sur la partie la plus élevée de la roche et de trois autres tours, aujourd’hui disparues. Détruite lors d’un siège en 1407, la forteresse entre ensuite dans le domaine des comtes de Foix-Béarn. Ils la restaurent entièrement et construisent, notamment l’imposant donjon carré qui fait de cet édifice l’un des principaux points de défense du territoire pyrénéen. Surnommé la « bastille pyrénéenne », le fort est utilisé comme prison d’Etat, aux XVIIe et XVIIIe siècles.

La situation stratégique de la ville de Lourdes

Située au carrefour de trois axes de communication essentiels (Espagne au sud, Toulouse à l’est et Atlantique à l’ouest), Lourdes abrite un marché d’assez grande importance. Tout au long de l’Ancien Régime, la ville apparait comme un point stratégique et économique important, au cœur des Pyrénées.

Au XIXe siècle, Lourdes a su tirer profit de sa situation géographique. Elle constitue, entre autres, une halte sur la « route des bains » de Barèges. Elle s’impose également comme une étape essentielle vers les Pyrénées, à une époque où la chaîne incarne le modèle romantique par excellence pour toute l’élite européenne.

Transformé en caserne, le château est reconstruit par le Génie Militaire français, de 1828 à 1856, suivant les recommandations, formulées près de deux siècles auparavant par Vauban (qui en a établi le premier plan connu en 1685). D’importants travaux sont réalisés : réfection de l'enceinte inférieure et du pont-levis et construction de nouveaux bâtiments, notamment la poudrière. L'ancienne chapelle romane est également restaurée.

La ville de Lourdes acquiert le château fort en 1894. Le musée pyrénéen y est inauguré en 1920. Ses collections évoquent la vie domestique, rurale et pastorale des Pyrénées françaises et espagnoles durant les XIXe et XXe siècles et le pyrénéisme.

Lourdes, « cité mariale »

A partir de 1858, Lourdes entame un essor religieux important. Cette année-là, du 11 février au 16 juillet, Bernadette Soubiroux, aînée d’une très pauvre famille, déclare recevoir, à dix-huit reprises, dans la grotte de Massabielle, les apparitions d’une dame habillée de blanc, qui se désigne comme l’Immaculée Conception. A partir de cette date, le plus grand pèlerinage marial du monde avec celui de Guadalupe au Mexique se développe en ce lieu. Face à l’afflux de plus en plus massif de pèlerins, notamment après l’arrivée du chemin de fer en 1866, Lourdes, jusqu’alors ville paysanne et artisanale, se transforme.

Les sanctuaires sont érigés les uns après les autres : d’abord la crypte, percée à l’aplomb de la grotte, consacrée en 1866 par Bernadette Soubiroux. Ensuite, l’ensemble cultuel du « domaine de la grotte » apparait. La basilique supérieure, dite de « l’Immaculée-Conception » est construite à flanc de falaise. De style néo-gothique, elle est construite de 1862 à 1866. Au-dessus, de style romano-byzantin, une seconde basilique, dite « du Rosaire », est consacrée en 1901.

Enfin, la basilique souterraine Saint-Pie X est créée afin d’accueillir 2 000 pèlerins en cas de mauvais temps. Quatre architectes européens contribuent au projet d’un édifice enterré aux dimensions exceptionnelles (201 m de longueur, 81 m de largeur pour un volume de 14 000 mètres carrés), en forme d’épi de blé. L’inauguration se déroule en 1958, lors du centenaire des apparitions.

Lourdes devient le second lieu de pèlerinage de la catholicité après Rome et se dote des infrastructures nécessaires : moyens de transport, hôtellerie, etc.

Informations pratiques :