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De l'exil à la déportation

Du 3 au 6 octobre 2011 s’est tenu à Barcelone, au musée d’histoire de Catalogne, un colloque international intitulé « de l’exil à la déportation ». Il était organisé par le mémorial démocratique, centre qui rassemble le réseau d’espaces de la mémoire de Catalogne.

15 décembre 2011
Auteur : Alice de la Taille

Etude des mouvements de la population espagnole durant la seconde guerre mondiale et de la mémoire collective qui en a découlé par la suite

Ce colloque s’est attaché à étudier les mouvements des populations espagnoles pendant la Seconde Guerre mondiale ainsi que la mémoire commémorative qui en a résulté dans la seconde moitié du 20e siècle.

A la fin de la guerre civile espagnole, des centaines de milliers d’espagnols (civils et militaires) ont franchi la frontière avec la France où ils ont été internés dans des camps et considérés comme des «indésirables étrangers». Un grand nombre d’entre eux est rentré en Espagne, d’autres ont réémigré (principalement en Amérique centrale). Ceux qui sont restés en France se sont enrôlés parmi les volontaires étrangers ou ont été affectés à des compagnies de travailleurs étrangers: internés ensuite dans les Stalags comme prisonniers de guerre ils ont été en grand nombre déportés dans les camps nazis (Mauthausen en ayant accueilli la majorité).

Supports d’étude: film, exposition, récits

Cette histoire a été développée par plusieurs communications, par un film documentaire sur « la France des camps, 1938-1946» (de Daniel Peschanski et Jorge Amat), ainsi que par l’inauguration d’une exposition consacrée à Josep Subirats, artiste républicain interné dans plusieurs camps français. D’autres interventions se sont penchées sur des exemples plus particuliers tels le destin des juifs sefarades espagnols ou les républicains espagnols dans les camps soviétiques.

Postérité et développement de la mémoire

Un autre pan du colloque a exploré les questions liées à la postérité et au développement de la mémoire de ces événements: indemnisation des victimes, jugement de certains coupables, commémoration des victimes et création d’espaces de mémoire. Ce dernier aspect s’est développé relativement tardivement et le colloque a permis la synthèse des débats contemporains sur cette question.