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Cahors, Grand Site de Midi-Pyrénées

La ville de Cahors est située sur une presqu’île formée par un méandre du Lot. Célèbre pour sa remarquable architecture civile médiévale, la ville a su préserver et mettre en valeur son patrimoine.

14 août 2014
Auteur : Christelle Parvillé, Juliette Galvan

Cité antique de Divona Cadurcorum

Les origines de la ville de Cahors remontent à la fin du Ier siècle avant J-C. La cité, créée par les Cadurques à l’iniative des Romains, porte alors le nom de Divona Cadurcorum (Divona était une divinité celtique des eaux). De cette époque restent aujourd’hui visibles les vestiges du théâtre, de l’arc de Diane (entrée des thermes romains) mais aussi ceux de l’amphithéâtre mis au jour récemment et dont une partie est conservée dans le parking des allées Fénelon.

A l’époque romaine, l’agglomération s’étend sur toute la presqu’île puis elle s’est réduite au VIIe siècle pour se concentrer sur la partie orientale, protégée par une imposante muraille.

Prospérité de Cahors au Moyen Age avant son déclin à l’époque moderne

A partir du début du XIIe siècle et jusqu’au début du XIVe, Cahors se développe à nouveau. La ville est entourée par un premier mur d’enceinte, qui est complété par une nouvelle ligne de fortification construite à la fin du XIIIe siècle. Il en subsiste aujourd’hui la porte Saint-Michel et les fortifications nord. Les consuls, qui administrent la ville, décident alors de la pourvoir d’un troisième pont fortifié, le pont Valentré. Sa première pierre est posée en 1308 et il est aujourd’hui le pont médiéval français le mieux conservé.

La prospérité de la ville est affichée sur les façades des hôtels particuliers. Le tissu urbain se densifie et de grands palais sont construits comme le palais Duèze. Son commanditaire Pierre Duèze, issu d’une des grandes familles de Cahors, frère du pape Jean XXII. Il est à l’origine des grands travaux d’aménagement de la rivière et de l’implantation de l’université.

La cathédrale Saint-Étienne, sur la voie Podiensis des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, est reconstruite au XIIe siècle avec une vaste nef de 20 m de large surmontée de deux coupoles. A la fin du XIIIe siècle une campagne de restauration est lancée : on construit une grande façade gothique sur la place principale de la ville et la cathédrale est ornée de décors peints.

Les désastres de la guerre de Cent Ans conduisent au déclin de la ville à l’époque moderne. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que Cahors retrouve le niveau de population qu’elle avait au début du XIVe siècle.

Renouveau urbain et culturel

Au XIXe siècle, l’agglomération de Cahors s’étend à nouveau et gagne la partie occidentale de la presqu’île. L’ancien fossé des remparts devient le boulevard Gambetta, désormais axe principal de la ville. Le long de ce dernier sont construits le nouvel Hôtel de Ville, le théâtre municipal (1835), la bibliothèque et le palais de justice (1857).

Grâce à sa fonction de préfecture du Lot, la commune de Cahors a gardé un certain dynamisme. Divers équipements culturels en font une ville attractive : une médiathèque construite en 2003, le Musée Henri-Martin mais aussi plusieurs lieux d’expositions et de spectacles comme le Grenier du chapitre ou l’espace Caviole.

Cahors est aussi connu pour ses 25 « Jardins Secrets » nichés au cœur de la ville. Ils lui ont permis d’obtenir le label « Jardins Remarquables », décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication. Le pont Valentré ainsi que la cathédrale Saint-Étienne sont inscrits au patrimoine mondial de l’Humanité par l'UNESCO, au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Conservatoire exceptionnel de l’architecture civile du Moyen Age, la ville s’est engagée dans une politique de mise en valeur de son patrimoine avec la création d’un service du patrimoine et la mise en place d’une procédure de révision de son secteur sauvegardé. L'obtention du label « Ville d'art et d'histoire » en 2005 est une des étapes importantes de la concrétisation de cette politique.

Informations pratiques :