Recherche en cours...


Accueil > Grand Rodez > L’ancien Carmel, futur évêché du diocèse de Rodez

L’ancien Carmel, futur évêché du diocèse de Rodez

Au cœur du quartier Combarel, le Carmel s’étend sur une parcelle triangulaire de 3169 m², délimitée par l’avenue Victor Hugo au nord et la rue Combarel au sud.

18 février 2015
Auteur : Marion David

La fondation

A son arrivée en tant qu’évêque en 1823, Monseigneur Charles-André de Ramond-Lalande songe à établir un Carmel à Rodez, qui en est dépourvu. Il achète une maison faubourg Sainte Marthe (actuelle rue Combarel). Après les quelques travaux, le 13 octobre 1825, cinq sœurs s’y installent, dont sœur Camille-Thérèse venue du carmel de Paris, jeune anglicane dont Ramond-Lalande avait effectué l’abjuration à Paris. La communauté s’agrandit et se trouve bientôt à l’étroit dans des locaux exigus et inadaptés à la vie recluse.

La construction du Carmel

Le 18 avril 1890 est lancée la construction du nouveau monastère, selon les plans de l’architecte départemental et diocésain Henri PONS. Le 17 août 1891, la communauté se transporte dans le nouveau monastère. La chapelle est achevée et bénie en février 1893. La mise en œuvre de la construction, en moellon de calcaire blanc et dur, aux faces éclatées et non dressées, avec des chaînes d'angle et des encadrements d'ouvertures en pierre de taille du même matériau est similaire à celle de l'église du Sacré-Coeur, autre réalisation d'Henri Pons.

Les ailes du couvent sont disposées selon un plan en quadrilatère autour du cloître. La chapelle se trouve sur le point le plus haut du site et elle est surélevée pour permettre l’aménagement d’un escalier monumental depuis la porte d’entrée, symbolisant dans l’architecture de l’ordre l’ascension du Mont Carmel. Les vitraux en dalle de verre de la chapelle ont été réalisés dans les années 1970 par l’atelier du monastère d’En-Calcat dans le Tarn

Les ailes du couvent sont disposées selon un plan en quadrilatère autour du cloître. Le Carmel dispose de vingt-quatre cellules et de tous les espaces nécessaires à l’entretien et à la vie quotidienne de la communauté : une infirmerie, la bibliothèque, une roberie pour la confection des vêtements, l'office des fleurs, l'office du repassage, un réfectoire, une cuisine, le four et le pétrin, le lavoir, le stockage du charbon et de la farine…

Les ressources

La communauté subvient à ses besoins grâce à la confection d’ornements d’autel et plus tard au tissage d’étoffes de laine pour des communautés religieuses d’Aveyron et de toute la France. Elle produit également des pains d’autel, dont la vente puis la seule revente sera son ultime activité, jusqu’au départ de la communauté en juin 2013. Donné par les sœurs, le bâtiment fait l’objet de travaux pour accueillir au printemps 2016 le nouvel évêché.