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Un inventaire en pays Gaillacois

Le vignoble de Gaillac s’est développé depuis l’Antiquité sur une pluralité de territoires, des coteaux de la rive droite aux terrasses de la rive gauche en passant par la plaine du Tarn. Ces variations ont une incidence sur la nature des vins, mais également sur l’architecture suscitée par l’exploitation de la vigne.

23 septembre 2014
Auteur : Delataille Alice, Philippe Poitou

Les richesses du patrimoine vigneron gaillacois

Le Gaillacois constitue un pays de polyculture où la vigne a toujours occupé une bonne place à côté de la culture des céréales. Le chai, plus ou moins grand selon la taille des exploitations, se compose de deux parties indispensables : le lieu de vinification, où se trouvent le pressoir et la ou les cuves de fermentation, et le lieu de conservation du vin en barriques. Généralement placé au nord à l’arrière de l’habitation, légèrement enterré, les chais se reconnaissent à leur baie de déchargement de la vendange et à leurs petits jours d’aération.

À côté de cette architecture vernaculaire, une famille de château a été identifiée où le chai semi-enterré et souvent voûté est placée directement sous la demeure. Cette disposition permet de la mettre en valeur et symbolise la source de la richesse du propriétaire. L’exemple le plus réussi de cette série est sans doute le château de Saurs (Lisle-sur-Tarn)* élevé pour la famille Gineste au milieu du XIXe siècle.

Après la crise du phylloxéra (apparu dans le Tarn en 1879), le vignoble s’est resserré autour de Gaillac, se transformant localement en véritable monoculture. La production et le stockage des vins a alors donné lieu à la construction de nouveaux chais, destiné à loger des grandes quantités et visant l’efficacité et la rationalité.

Les photos sont le choix du photographe, prélevé dans les campagnes photographiques servant à alimenter les bases documentaires, le portail patrimoine et le cahier du patrimoine à venir : Gaillac : vin des villes, vin des champs.

Un grand merci à Adeline et Sonia pour m’avoir permis de partager leur passion acharnée, à Alice pour son calme et sa rigueur, à Jérôme, camarade, et spécialiste du patrimoine industriel et à Roland pour sa confiance.