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Septembre 1914

En septembre 1914, les Français prennent conscience des conséquences des combats que l’armée et la censure ne peuvent plus cacher. Les nombreux blessés arrivent dans les départements ainsi que les réfugiés Belges et Français suivis des longues colonnes de prisonniers de guerre. Et les difficultés quotidiennes (déplacements, ravitaillement, alimentation…) sont toujours présentes.

03 septembre 2014
Auteur : Patrick Roques

Les récoltes

Si dans l’ensemble les agriculteurs ont bien rentré les moissons d’août, il a fallu qu’ils s’adaptent - faute de pièces de rechange, les machines sont peu utilisées - et qu’ils recourent à l’usage du fléau pour battre les céréales. Les engrangements ont connu, eux aussi, quelques difficultés dues au manque de chevaux et d’ouvriers.

Les vendanges de septembre, sont mieux préparées. Le Midi a déjà fait appel à la main-d’œuvre espagnole mais les autorités veulent favoriser celle locale, le chômage étant alors important. L’objectif est de faire aussi bien que l’année dernière : du 1er octobre 1913 au 31 août 1914 sont sortis 27 306 397 hl de vins des chais français et 6 589 523 hl de ceux algériens.

Le 19 septembre, la Compagnie des chemins de fer d’Orléans propose sur son réseau, une réduction de 50% sur le tarif en 3e classe du voyage aller-retour accordé aux ouvriers vendangeurs. Ils devront voyager par groupe de cinq au moins et faire un trajet de 100 km au minimum, aller-retour. Les propriétaires de chevaux qui souhaitent vendanger dans le Narbonnais peuvent se louer avec leurs chevaux et harnais, la charrette étant fournie par le propriétaire du vignoble. Ils peuvent compter sur un salaire de 12 francs par journée de travail, la nourriture est en sus.

Dès la fin septembre, les autorités se préoccupent d’organiser la prochaine récolte de betteraves sucrières.

Le gouvernement à Bordeaux

Face à l’avancée des troupes allemandes sur Paris, le gouvernement français est transféré à Bordeaux le 3 septembre. Ce matin-là, le train présidentiel arrive en gare suivi à midi par le train diplomatique et quelques minutes après par celui des chefs administratifs. Les principaux bâtiments administratifs de la ville sont aussitôt occupés. Puis la Banque de France et le Conseil d’État rejoignent cette ville d’où les principales décisions sont alors prises. Par exemple, le 9 septembre, puisque la guerre est déclarée, le risque de guerre n’est plus assuré que pour les contrats en cours moyennant une surprime. Les jours suivants, le gouvernement décrète que les saisies arrêts sur les salaires ne dépassant pas 2 000 fr ne sont plus possibles, sauf pour les dettes alimentaires.

La Monnaie transfère ensuite ses lingots d’argent et ses presses en Midi-Pyrénées, à Castelsarrasin le 5 septembre : les pièces de 2 et 1 fr et de 50 cts sont frappées dans cette ville. Deux petits signes sont alors portés, à gauche une corme d’abondance et à droite une torche, de part et d’autre de la date "1914". Ces détails feront le bonheur de collectionneurs.

L'appel aux soldats

Les pertes en hommes sont très importantes au mois d’août – le 22 août est le plus meurtrier de la guerre avec plus de 27 000 français morts -. Aussi l’armée prend de nombreuses mesures.

Dès le 2 septembre, les réservistes de l’armée territoriale de toutes les classes sont rappelés sous les drapeaux et les anciens sous-officiers, brigadiers et caporaux qui contracteraient un engagement pour la durée de la guerre sont informés qu’ils pourront être admis au grade dont ils étaient titulaires.

Puis, avec un mois d’avance, c’est au tour de la classe 1914 d’être appelée. Les jeunes gens doivent se présenter avec de bonnes chaussures règlementaires qui leur seront payées "à des prix rémunérateurs". Ils sont également autorisés à s’équiper de "2 chemises de flanelle, 2 caleçons, 2 tricots, un jersey ou chandail, une ceinture de flanelle, 2 paires de chaussettes de laine, une paire de gants de laine, une couverture de laine, immédiatement remboursés dès leur arrivée". Les nouveaux soldats seront instruits dans les dépôts afin d’être "raisonnablement mobilisés au bout de quelques mois d'instruction" seulement. Ils seront aussitôt "remplacés […] par le contingent de 1915 qui, à son tour, recevra l'instruction militaire lui permettant d'entrer en campagne dans un délai aussi restreint que possible". Le recensement des jeunes gens nés en 1895 faisant partie de la classe 1915 débute en milieu de mois.

L’armée ordonne à la gendarmerie de rechercher les déserteurs ou insoumis : 200 conscrits environ des dernières classes rappelées manquent encore à l’appel. Aussi, chaque jeune homme a l’obligation d’avoir sur lui ses papiers d’identité et militaires et de les présenter à tous contrôles.

Par ailleurs, un fils mineur (âgé de moins de 21 ans) devait avoir l’autorisation de son père pour contracter un engagement. Depuis le 19 septembre 1914, si le père est empêché, cette autorisation peut être donnée par la mère, sinon par le tuteur, enfin par le juge de paix de la circonscription.

L’armée facilite les incorporations en permettant aux jeunes gens qui le souhaitent de rejoindre leurs frères sous les drapeaux et à ceux qui le veulent et qui en ont les capacités, d’être secrétaires.

Les sursis sont également supprimés. Les boulangers sursitaires sont mobilisables. Comme le pain est la base de l’alimentation, les préfets demandent à ces professionnels d’enseigner avant leur départ, leur métier aux habitants qui restent.

Les nouveaux soldats alors nombreux, sont regroupés dans des casernes improvisées. À Rodez, ils sont logés au Palais de Justice, au théâtre et à l’ancien séminaire.

Enfin, pour maintenir le moral des troupes, le ministre de la Guerre autorise certains artistes à se produire au plus près des champs de bataille. Théodore Botrel, célèbre chansonnier, auteur de "la Paimpolaise", se rend dans tous les camps et hôpitaux du Nord et de l’Est pour chanter "les Chants du bivouac" et autres chansons antiallemandes.

Les blessés

Dès le début de la Grande Guerre, le service de santé des armées est vite débordé et à la fin du mois d’août, les nombreux blessés affluent en grand nombre dans les départements constituant "l’Arrière".

La région Midi-Pyrénées se couvre alors d’hôpitaux. À Toulouse, à la mi-septembre, l’hôpital militaire situé 17 rue Larrey est renforcé par des hôpitaux temporaires installés dans des locaux réquisitionnés par exemple à l’école normale d’institutrices de l’avenue de Muret. Des hôpitaux auxiliaires, comme celui situé à l’école de commerce, l’Hôtel Saint-Jean, rue Saint-Rémésy, sont gérés par la Croix-Rouge et les sociétés de secours. Enfin, les hôpitaux bénévoles sont financés par des associations, des collectivités, des congrégations ou des particuliers. C’est le cas de l’hôpital ouvert le 16 septembre par un négociant, monsieur Dulon, dans l’immeuble de madame Ferradou situé rue Cujas avec l’aide des habitants de cette rue. Douze lits sont mis à disposition de l’hôpital militaire.

Devant l’émotion que les blessés suscitent dans la population, le ministère de la Guerre décide l’établissement d’une fiche sanitaire individuelle dès l’entrée de l’hôpital puis chaque semaine. Ce document est destiné à informer les familles. Dans le même but, Toulouse prend l’initiative d’ouvrir un bureau de renseignements concernant les blessés soignés dans la ville.

Les nombreuses structures sanitaires et d’entraide, organisent des souscriptions et appellent aux dons. Elles les reçoivent en espèces ou en nature : 1 800 fr environ et 100 litres de Quinquina à Toulouse le 3 septembre, de la lingerie, de la literie (lits en fer et sommiers), des couvertures et des habits le même jour à Tarbes… Les initiatives privées fleurissent également et l’amicale des employés d’octroi décide de retenir 3% des traitements mensuels qu’elle destine aux œuvres d’assistance publique aux blessés, aux fourneaux économiques et aux familles d’employés mobilisés.

Il faut encore occuper les blessés et les communes collectent livres, publications et revues, cigarettes et tabac et organisent des spectacles. Les familles qui désirent visiter les blessés, bénéficient de facilités de transport car les compagnies ferroviaires proposent des places à demi-tarif aux ascendants, frères, sœurs, épouses ou enfants.

Au sujet des hommes soignés dans les structures sanitaires, selon l’expression relevée dans la presse du 20 septembre, "leur nombre est très considérable". Aussi, l’ouverture de nouveaux hôpitaux à Auch comme dans les villes de la région est indispensable en cette fin de septembre. L’appel aux dons est lancé également par la direction du service de santé de l’armée. Car, en plus des blessés venant du front, les malades civils (vieillards et infirmes) des hôpitaux des départements occupés sont dirigés dans le Sud.

Les réfugiés

 

Les réfugiés, arrivés peu de temps avant les prisonniers, proviennent de Belgique et des départements français sur lesquels se déroule le conflit. Pris en charge par le budget national, une allocation est versée aux plus nécessiteux et ils sont répartis sur le territoire : fin août, Foix accueille des Belges qui seront logés dans les villages ariégeois.

Les initiatives privées proviennent de particuliers, d’associations ou de syndicats :

  • Le 12 septembre, les Parisiens originaires de Villefranche-de-Rouergue rentrent au pays avec leurs familles et souvent accompagnés de voisins ou de connaissances.
  • L’association des Tarnais de Paris prend également des dispositions pour aider les personnes originaires du Tarn à retourner dans ce département.
  • La Fédération Nationale des Amicales des Instituteurs français propose le 14 septembre de recueillir gratuitement les enfants français et belges des réfugiés.

 

 

Les prisonniers

Depuis la fin du mois d’août les convois de prisonniers se succèdent. Leur surveillance et leur entretien relève exclusivement de l’autorité militaire. Les belligérants ont tous signé la convention de La Haye du 18 octobre 1907 : les conditions des prisonniers sont fixées au chapitre II. Nourris, logés et soignés, ils attisent localement, la méfiance et la jalousie. Aussi, à la fin du mois, les autorités évoquent la possibilité de les employer comme travailleurs aux conditions imposées par la convention de La Haye.

Le 24 septembre, la commission nationale des prisonniers de guerre est créée. Elle a pour objectif d’échanger des renseignements entre les différents pays par l’intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge.

les réquisitions

Les réquisitions portent sur les animaux, les produits de première nécessité, les véhicules à moteur… tous les produits nécessaires à l’armée. Le 17 septembre, toutes les automobiles de tourisme de type Torpedo, de 1910 à 1914, de 12 à 25 chevaux et au nombre de 4 places minimum sont réquisitionnées dans la Haute-Garonne ainsi que tous les conducteurs pourvus du brevet de conduite. La destination est inconnue.

Les commissions départementales de réquisition mises en place en août, proposent les prix. L’autorité militaire les fixe puis les notifie aux maires et ceux-ci aux intéressés. À partir de ce moment, la loi accorde quinze jours aux propriétaires pour présenter leurs réclamations. Après ce délai, ceux qui n’ont pas réclamé sont payés sur la base du prix proposé par l’armée. Les receveurs municipaux établissent alors les mandats de paiement qu’ils peuvent régler soit la moitié en espèce et l’autre en bons du Trésor à échéance de six mois avec intérêt de 5% soit la totalité en seuls bons du Trésor. Le paiement en espèce seul ne s’applique que sur les réquisitions en nourriture, logement ou cantonnement de troupes, des "bouches inutiles" et des étrangers déplacés.

Cette procédure étant longue, le délai est supérieur à un mois, quelques propriétaires exaspérés se manifestent d’autant que les réquisitions sont toujours mal perçues. Un propriétaire dénonce en fin septembre les cas de nombreux blés réquisitionnés qui n’ont pas encore été enlevés.

La vie quotidienne

En ce début de septembre, les grandes villes essaient de reprendre le cours normal de la vie. À Toulouse, Le conseil municipal du maire Jean Rieux envisage le financement de la restauration de Saint-Étienne, l’agrandissement de la gare Matabiau et le déplacement de l’école vétérinaire. Les répétitions de l’orphéon pour les concerts au profit des blessés recommencent et les Grands Magasins des Nouveautés de la Compagnie Française situés rue Alsace-Loraine annoncent les soldes d’été en ces temps difficiles.

Mais les activités sont toujours peu nombreuses. Les lectures des nouvelles officielles affichées sur la porte des mairies paraissent être les seules animations car les cafés sont désertés, il y a peu de monde dans les rues et la sécurité dépend des rares agents de police aidés de quelques volontaires arborant les brassards de la police municipale. Les gens sont nostalgiques des cafés chantants, guinguettes, skatings, spectacles qui sont arrêtés depuis le début d’août.

La vie scolaire essaie aussi de reprendre : une session extraordinaire d’examens pour le baccalauréat réservée aux jeunes gens mobilisés ou ayant contracté un engagement volontaire, est ouverte aux facultés de Sciences et des Lettres.

L’annonce de la rentrée scolaire au début d’octobre paraît dans la presse malgré les nombreux instituteurs mobilisés. L’école de Sorrèze ouvre au 1er octobre, les écoles primaires de la région également. Mais les problèmes subsistent : à Figeac, le collège Champollion étant transformé en hôpital temporaire, la rentrée des classes se fera le 1er octobre à l’ancienne école des Frères, au Mirepoix et à la maison Palasse. De manière générale, les lycées étant en partie transformés en hôpitaux, il est conseillé aux pensionnaires de ces établissements de trouver un logement en ville.

L’ouverture des écoles est nécessaire car les enfants livrés à eux-mêmes sont nombreux. Un accident ayant eu lieu à Gaillac, les autorités locales demandent aux parents de mieux les surveiller. Parce qu’ils encombrent les portes du Capitole, ceux de 6 à 14 ans seront enfermés en geôle et la municipalité toulousaine informe leurs parents qu’ils devront se présenter aux autorités pour les récupérer.

Quant au ravitaillement, les marchés locaux sont peu achalandés et les vendeurs sont parfois plus nombreux que les acheteurs. Une belle paire de poulets à Toulouse le 14 septembre ne coûte que 2,75 fr à 3,50 fr, la grosse volaille 4,50 fr, une paire de pigeons 0,70 fr et la douzaine d’œufs 0,80 fr. Les services municipaux chargés des mercuriales, dressent alors les prix des marchandises. Le prix du pain de 2 kg est fixé, en Ariège, à 0.75 fr.

Seules quelques grandes foires reprennent et les trains spéciaux transportant à celle de Samatan le 6 septembre, à Lévignac vers le 10 et le 19 suivant à la grande foire de Revel, sont organisés. Mais la population demande le 12 septembre que les trains s’arrêtent à tous les arrêts car "on nous a pris tous nos chevaux et on n’a pas d’autres moyens de locomotion" et "la mobilisation est terminée".

Outre le ravitaillement, notamment celui du bois de chauffage qui débute le 16 septembre, un des rôles des municipalités est de veiller à l’état sanitaire de la population. Celle d’Auch se lance dans une campagne de vaccination antivariolique sur sa population et sur celle étrangère, celle des réfugiés. Mais, dans l’ensemble, la situation sanitaire des départements est inquiétante car les médecins et pharmaciens sont rares ainsi que les médicaments et l’alcool.

La peur

La peur de l’avancée allemande sur le territoire français et le choc du transfert du gouvernement à Bordeaux dans l’opinion publique imposent la création de gardes mobiles départementaux et municipaux. D’après le décret du 7 janvier 1914, "des corps spéciaux sont organisés dans les agglomérations importantes et partout où l’autorité le jugera utile". Ils doivent assurer le maintien de l’ordre et la sécurité générale. Une commission départementale est créée et la municipalité de Toulouse "ordonne une remise importante d’armes à la compagnie des francs-tireurs toulousains".

La presse locale titre le 8 septembre "Tous soldats ! la levée en masse !" en référence à l’Armée de l’an II défendant le territoire. Le comité toulousain verse 1 500 000 francs pour armer les citoyens. Le 13 septembre des désordres se produisent à Cugnaux, Saint-Simon et Lardenne, vite réprimés par les gardes-mobiles de la Haute-Garonne.

Le 14 septembre, l’ordre est donné d’emballer les tableaux et objets d’art du musée de la ville de Toulouse pour les mettre en lieu sûr. Notre région est bien éloignée du front mais cette peur s’accroche à tous les espoirs, irrationnels. Le 17 septembre, la "comète de la guerre" est visible dans le ciel. "S'il est vrai, comme le croyaient les anciens peuples, que les comètes présagent de grands événements, espérons que cette nouvelle comète sera pour nos soldats, qui l'aperçoivent en ce moment au-dessus de leurs têtes, le signe providentiel de la prochaine victoire".

La censure

Le combat aux "fausses nouvelles" est permanent, qu’elles soient portées par des particuliers ou par la presse. Le 2 septembre, le général Bailloud informe que les gens porteurs de "bruits les plus fantaisistes" seront arrêtés et incarcérés.

Le 10 septembre, le préfet interdit les "manchettes" aux journaux, leur défend de "publier des articles d'une largeur supérieure à la largeur maxima de deux colonnes" et de les vendre à la criée "même par le titre du journal". L’arrêté préfectoral est "Approuvé [par] le général de division commandant la 17e région, Général BAILLOUD". Le 11 septembre, aucune "manchette" n’apparait sur les journaux régionaux.

Le 19 septembre, la censure militaire est élargie au domaine politique : un officier, le chef du cabinet du préfet et deux journalistes parisiens prennent et lisent tous les télégrammes et courriers adressés aux journalistes. En conséquence, les premières parties blanches apparaissent le 29 septembre dans les journaux. Elles indiquent les parties d’articles ou articles censurés.

Le 29 septembre, "L’Homme libre" est suspendu jusqu’au 7 octobre 1914. Journal dirigé par Clémenceau, il est alors imprimé à "La Dépêche". L’interdiction a été décidée car un article en partie censuré a été intégralement publié. Il traitait de l’insuffisance des services de santé de l’armée. Clémenceau reprendra cette publication le lendemain sous le titre "L’Homme enchaîné".

En revanche, la destruction le 19 septembre, de la cathédrale de Reims lors des bombardements allemands sur la ville fait la une des journaux !

Élection du pape Benoit XV.

Entrés en conclave le 3 septembre à 8h45 - le vice-doyen des cardinaux, Mgr Agliardil, avait demandé, en vain, un armistice le temps du conclave – les cardinaux élisent rapidement le nouveau pape. À 11 h, le prince Chigi informe de l’élection de l’archevêque de Bologne Giacomo della Chiesa âgé de 60 ans, qui prend le nom de Benoit XV. "Connu pour ses sentiments francophiles […] son élection est un triomphe pour la triple-Entente", l’alliance de la France, le Royaume-Uni et la Russie impériale.

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