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L’inventaire de Villebourbon

L’inventaire des édifices de Villebourbon, engagé depuis 2013, révèle un remarquable éventail chronologique des architectures et dévoile un terrain idéal pour le recueil de la mémoire des habitants.

06 janvier 2014
Auteur : Sarah Gerber

Un paysage éclectique

Délimité par le Tarn, le canal et la voie ferrée, ce quartier offre un paysage urbain éclectique, en raison de son histoire mouvementée marquée par plusieurs phases de destructions et reconstructions.
Parmi les édifices les plus anciens visibles encore aujourd’hui se trouvent les grands hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles.Bâtis le long du Tarn par des entrepreneurs et négociants textiles, ils ont résisté aux assauts successifs de la rivière.
Villebourbon est également constitué de bâtiments plus récents construits aprèsles ravageuses inondations de 1766,1772 et 1930. Ainsi, aux côtés des plus vieilles bâtisses se côtoient des façades de styleDirectoire, du XIXe siècleet surtoutde l’entre-deux-guerres.

Un quartier industriel depuis le XVIIe siècle

A travers l’architecture de Villebourbon résonne l’activité des industries drapières mais aussi celles d’usines comme la biscuiterie Poult, la fabrique de pâtes alimentaires Tante Marie, la filature de gaze à bluter ou encore la glacière du Moulin de Palisse.
Beaucoup de montalbanais sont les gardiens de la mémoiredes industries du quartiermais aussi les détenteurs de documents inédits. Il convient de mettre en lien leurs témoignages et les archives collectées afin d’enrichir le travail d’inventaire.

Le visage de la reconstruction

Les reconstructions suivant l’inondation de 1930 donnent à Villebourbon un nouveau visage largement influencé par l’architecture moderne. Le quartier offre ainsi de remarquables exemples d’architecturesbéton et révèle bon nombre d’édifices aux formes géométriques surtoutinspirés de l’Art déco, notamment dans les rues Marceau Hamecheret Aristide Briand ainsi que sur le quai Poult.
Sur la place Lalaque, le marché couvert conçu par Marcel Renard (1935) est lui un remarquable exemple d’association de béton et de verre ; le long du Tarn, le club nautique, édifié en 1934 par Germain Olivier et Janin, étonne par son architecture inspirée des paquebots.