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Avril 1915

Symbole de la Grande Guerre, la croix de guerre est créée par la loi promulguée le 8 avril 1915. "On estime" dit alors l’un des parlementaires "qu’elle pourra être distribuée dans un mois". Cette décoration due au sculpteur Paul-Albert Bartholomé récompense les militaires ayant fait l’objet d’une citation pour conduite exceptionnelle.
Après le 22 avril, la presse dénonce l’utilisation par les allemands de "bombes asphyxiantes". Pourtant Berlin et Vienne ont ratifié en 1909 la Deuxième conférence de La Haye qui interdit les gaz asphyxiants.
C’est aussi en cette fin d’avril qu’est développée la photographie aérienne. Les prises de vues sont réalisées à partir de dirigeables et d’aéronefs.

02 abril 2015
By: Patrick Roques

Agriculture

Les autorités cherchent à améliorer les rendements agricoles. Aussi, une série de conférences dont le thème porte sur "la guerre et l’agriculture de demain", débute dans la région par Cahors le 1er avril.

La situation agricole régionale paraît satisfaisante car les récoltes s’annoncent bonnes. Mais à cause des intempéries, elles seront en retard. Les agriculteurs se plaignent toujours du coût élevé des produits comme le sulfate de cuivre (80 F les 100 kg) et de la rareté de la main-d’œuvre. Aussi, pour faire face aux 170 demandes qu’il a regroupées, le comité agricole de la Haute-Garonne engage 1 000 espagnols. Les autorités précisent que règlementairement, les permis de séjour ne sont valables que sur le territoire de la commune où les étrangers sont engagés.

Pour faire face au manque de main-d’œuvre, les prisonniers allemands sont eux-aussi employés. Le 14 avril, le conseil général du Tarn, émet le vœu que la fenaison et le battage soient assurés par eux. Ces travailleurs ne pouvant être proposés qu’à des collectivités, les maires décident de centraliser les demandes et de traiter à la place des agriculteurs. Les autorités militaires louent les groupes de 20 hommes minimum et le cultivateur qui assure le logement et le couvert paie alors 0,40 F par homme et par jour à l’armée. Si la nourriture n’est pas fournie, il faut compter 1 F par homme et par jour et lorsque l’employeur ne fournit rien, il doit payer 1,50 F. Le travail de qualité est récompensé et l’employeur peut alors ajouter 0,20 F. En revanche, si le travail est mal fait, le commandant de l’escouade peut supprimer 0,20 F par homme.

Réquisitions

Les réquisitions pèsent toujours autant. La municipalité de Villefranche-de-Rouergue a calculé la quantité prélevée lors de la foire d’avril 2015 qu’elle estime à près de 700 bêtes. De plus, les prix imposés par l’armée sont bas. Le bœuf de première qualité est à 100 F les 100 kg et la vache de même qualité à 90 F. Les chevaux sont également réquisitionnés en nombre. Aussi, dans une lettre adressée le 11 avril au ministre de la Guerre, le député de Muret, Vincent Auriol, (il sera président de la IVe République de 1947 à 1954) demande que les quantités prélevées par les réquisitions soient moins importantes et mieux payées. Monsieur Azéma, conseiller général de la Haute-Garonne proteste à son tour en séance contre les réquisitions de bétail qu’il juge trop importantes et qui atteignent les animaux destinés aux travaux. Son collègue, monsieur Cadéac, présente les achats de la commission de réquisition comme des spoliations car d’après lui, l’autorité s’approprie les biens à un prix généralement bas.

La vie départementale

La session de Pâques des conseils généraux est ouverte le 12 avril. Les travaux concernent en priorité les commissions départementales d’alimentation civile et de répartition et de secours aux populations. Elles participent à l’approvisionnement des farines, la réquisition du bétail, la main-d’œuvre, les sursis accordés à des professionnels comme les boulangers...

Lors de la session du conseil général de la Haute-Garonne, le 13 avril, les conseillers se prononcent contre la spéculation des blés et farines. Les plaintes concernant le prix du pain affluent depuis quelques mois ainsi que celles sur le poids de cette denrée. Pourtant les autorités locales sévissent. Des boulangers dénoncés ont été condamnés parce qu’ils trichaient sur le poids des pains qu’ils vendaient. Afin d’enrayer la spéculation sur les farines, le toulousain monsieur Maurel propose le 21 avril à l’Académie nationale de médecine à Paris de mélanger la farine de riz à celle de froment pour la fabrication de pain. Il est probablement entendu.

Les conseillers généraux sont également interpellés par les habitants qui se plaignent des changements survenus récemment dans les horaires de trains, principalement sur la ligne entre Lavaur et Toulouse. Des ouvrières, alertent leurs élus car elles touchent 0,90 F en confectionnant les capotes des soldats vendues par les entrepreneurs 5,10 F aux autorités militaires. Quelques industriels profiteraient ainsi des marchés passés avec l’armée.

Les chambres de commerce continuent à pallier le manque de petite monnaie et celle de l’Aveyron émet des coupures de 1 F de couleur verte et 0,50 F mauve. Ces coupures proviennent des imprimeries de Toulouse. La contrefaçon est punie des travaux forcés à perpétuité conformément à l’article 139 du Code pénal.

Enfin, parce que les notaires pensaient renouveler leurs chambres de discipline, il leur est répondu le 22 avril que toutes les élections sans exception sont ajournées jusqu’à la cessation des hostilités.

La vie municipale

Les municipalités sont attentives à l’état sanitaire des populations. La rage sévissant à Gaillac, la mairie impose aux propriétaires de tenir leurs chiens en laisse ou muselés pendant une période de 2 mois sauf ceux de bergers et bouviers. Elle indique que les chiens seuls seront conduits à la fourrière et abattus après 48 heures ou 8 jours s’ils ont une plaque d’identité. Les chiens ou chats mordus ou roulés par un animal enragé seront immédiatement abattus ainsi que les cas suspects.

La mairie d’Albi s’inquiète le 25 avril de possibles épidémies "en raison de l’approche des chaleurs". Le bureau d'hygiène de la Ville édicte les conseils suivants : "La propreté minutieuse des habitations et des personnes, l'incinération des déchets ménagers, là où l'enlèvement n'est pas assuré par le service de voirie, l'usage exclusif d'une eau saine, pure et de bonne qualité, constituent des précautions efficaces et de premier ordre". Tous les propriétaires et locataires doivent entretenir et nettoyer tous les jours la voie publique et les ruisseaux au-devant de leurs maisons. Il est formellement interdit de jeter des déchets ménagers dans les rues et à cet effet, chaque immeuble doit être muni de "poubelles maintenues constamment en bon état d'entretien et de propreté".

Pour des raisons de sécurité, la même municipalité demande aux limonadiers de ranger les bouteilles en verre car elles deviennent la nuit des instruments de lutte entre les mains d’individus querelleurs ou en état d’ivresse.

Au milieu du mois, comme nombre de communes, Albi n’accepte plus les représentations théâtrales car "on ne devait pas se recréer et se distraire dans les lieux publics de spectacle alors que de nombreux enfants de France souffrent et meurent pour la patrie". La commune de Toulouse interdit à son tour, en prévision des foires de mai, les activités bruyantes (manèges, parades…). Seules seront autorisées les installations de confiseries, bazars, "vente de cartes postales, fleurs et autres métiers ne faisant pas de musique".

Vie culturelle et sportive

La tournée dans les hôpitaux de la région du célèbre chanteur populaire Félix Mayol débute le 4 avril. Cet artiste interprète les chansons inoubliables "la Paimpolaise", "Viens poupoule"… Originaire de Toulon, fervent supporter et bienfaiteur du club de rugby local, il a donné son nom au stade de rugby de cette ville.

Le 24 avril, une des œuvres de J.-P. Laurens "la douleur au Calvaire" entre dans l’église de Fourquevaux. Elle représente une femme voilée de noir – le modèle serait la femme de l’artiste - assise sur un rocher surmonté d’une croix endeuillée.

Avec l’arrivée des beaux jours, le Club alpin français, section des Pyrénées centrales, organise une sortie au Picou dans l’Ariège. Et le 30 avril, Toulouse annonce les nouveaux horaires d’ouverture des parcs, squares et jardins de la Ville de 6 h à 19 h ou 19 h 30 à partir du 1er mai.

Nos soldats :

La Caisse d’Épargne paraît bien optimiste lorsqu’elle décide le 10 avril, de distribuer à tous ses clients mobilisés "la clef franco-allemande". Elle pense que ce petit manuel d’apprentissage à la langue allemande sera bien utile aux Poilus, "le jour prochain où nos soldats entreront sur le territoire ennemi".

L’armée n’envisage pas encore cette situation. Elle doit rapidement trouver de nouveaux soldats. Aussi, le ministère de la Guerre fixe l’appel par anticipation de la classe 1916 au 8 avril. Il ordonne ensuite le recensement des jeunes gens nés en 1897 (classe 1917) ainsi que des réfugiés des départements envahis. Il appelle également sous les drapeaux, les hommes de la classe 1889, ceux nés en 1869. Ils doivent rejoindre leurs dépôts à la fin du mois. Les exemptés et les réformés des classes 1887 à 1914 incluses y compris les évacués et réfugiés non recensés militairement doivent passer à nouveau devant les commissions militaires. Enfin, les autorités suspendent les engagements volontaires dans la marine pour ne pas priver l’armée de terre en hommes.

Ces décisions permettent d’élargir les sursis aux forgerons et maréchaux-ferrants et aux ouvriers spécialisés indispensables dans les départements et les usines. La mesure est appliquée aux seuls "territoriaux" âgés de plus de 34 ans. Le ministre de la Guerre décide aussi de renvoyer dans leurs foyers les pères de six enfants et plus. Germain Alcouffe propriétaire du restaurant "Au Chevreuil" près de Villefranche-de-Rouergue profite de cette décision et peut ainsi retourner dans l’Aveyron auprès des siens.

D’autres mesures sont censées faciliter la vie des soldats comme la possibilité de mariage par procuration de militaires sous les drapeaux. Les familles ne sont pas oubliées car, à la fin du mois, l’État décide d’exempter de l’impôt sur la succession les héritiers de militaires morts sous les drapeaux.

Mais depuis quelques mois, deux problèmes se posent. Le premier est le nombre de tentatives de suicides ou de suicide de militaires de retour dans leurs familles. À Foix, le 5 avril, un lieutenant "pris d’un accès de fièvre chaude" tente de se suicider. À Vozian, à Toulouse et dans d’autres communes, des soldats "en convalescence" sont retrouvés morts chez eux. Le deuxième problème est la disparition dans les départements, de jeunes garçons parfois âgés de 14 et 15 ans. Les autorités découvrent l’existence des enfants soldats. Ils ont fui le domicile familial et suivi les régiments qui les ont ensuite adoptés. Plusieurs ont combattu et ont été blessés. La seule réponse du ministère de la Guerre est de considérer à titre exceptionnel comme militaires ces jeunes "de moins de 17 ans qui auront fait campagne dans les conditions indiquées et qui ne pourront justifier d’un engagement". Il envisage de proposer une pension aux blessés et infirmes.

Nos blessés :

Les convois de blessés arrivent sans cesse dans la région, à Rodez, Lectoure, Varilhes… À Auch, la commune prend la décision le 12 avril d’ouvrir de nouveaux hôpitaux et d’accroitre la capacité de ceux existants qui ne suffisent plus aux nombreux blessés qu’elle reçoit. À Gaillac, le comité local de la Croix-Rouge demande le 18 avril qu’on lui prête des lits ainsi qu’un fourneau de cuisine. Les hôpitaux de la ville d’Albi ont reçu entre le 7 septembre 1914 et le 6 avril 1915, 10 893 militaires et 1 382 sont encore en traitement. Dans son rapport, M. Ouradou inspecteur primaire et secrétaire du Comité de Secours de la ville, préconise d’équiper les hôpitaux de jeux de plein air afin de "réparer rapidement les dépressions musculaires et redonner vigueur et souplesse aux organes fatigués ou meurtris" et ainsi de hâter leur convalescence.

Des erreurs surviennent parfois dans les listes publiées et le décès de l’instituteur Pourciel demeurant vers Villefranche-de-Rouergue, est annoncé alors que ce blessé est en voie de guérison à l’hôpital de Nancy.

Les premiers centres de rééducation sont ouverts, souvent dans les hôpitaux. Ils reçoivent les militaires mutilés ou invalides et de nombreuses autres structures sont en cours de construction ou d’aménagement. Enfin, le ministre de la Guerre autorise les généraux à proposer la Légion d’honneur aux mutilés ou aveugles lorsqu’ils sont officiers et la médaille militaire à ceux sous-officiers et soldats.

Les prisonniers

Les prisonniers allemands sont employés à construire les lignes ferroviaires, celle d’Albi à Saint-Affrique ou celle entre Beaumont et Gimont. 660 prisonniers sont sur la ligne Carmaux-Vindrac. Mais l’autorité militaire a remarqué les relations qui existent entre les prisonniers et les autochtones. Aussi, le lieutenant-colonel du régiment situé à Auch demande le 25 avril à la population de n’avoir aucun rapport ni échange avec les prisonniers "ni par geste ni par paroles et ne rien leur donner".

Dans chaque camp, le ministère de la Guerre autorise le 27 avril les prisonniers à se faire photographier et à envoyer leurs portraits sur cartes postales à leurs familles. En revanche, les autorités françaises protestent contre l’Allemagne qui ne renvoie pas lors d’échanges de prisonniers, les médecins français chez eux.

Les conseils de guerre et les tribunaux

Les conseils de guerre jugent souvent les affaires concernant des désertions, des abandons de poste, des actes d’insoumission, des refus d’obéissance et des vols entre militaires. Des fournisseurs de subsistances aux armées sont arrêtés pour trafics. Fin avril, une affaire est jugée pour "injure commise par correspondance postale circulant à découvert" et une deuxième pour "propos de nature à exercer une influence fâcheuse sur l’esprit de la population".

Les réfugiés

Les réfugiés civils sont toujours plus nombreux. 500 prisonniers de retour d’Allemagne arrivent à Figeac le 11 avril. D’autres se rendent à Toulouse, 26 sont accueillis à Samatan. Le maire de Villefranche-de-Rouergue informe ses administrés qu’ils ont le devoir de loger des réfugiés. Ils recevront 1,25 F par jour et par adulte et 0,50 F par enfant. Ceux qui n’auront pas fait d’offre sont informés qu’ils pourront être réquisitionnés. Par ailleurs, la commune appelle aux dons de linges de corps et de "vêtements même usagés mais raccommodés et propres et d’objets de literie".

Les réfugiées ont subi des exactions des Allemands lorsqu’elles étaient leurs prisonnières. Aussi, la question des petits "indésirables", "fruits de la violence allemande" est rapidement posée. La Ligue nationale des femmes françaises émet le 27 avril les trois vœux suivants : celui que les femmes soient libres d’accepter ou non l’enfant-né, celui de les considérer comme des victimes de guerre ayant droit à réparations et celui qu’elles obtiennent une pension de l’État dans le cas où elles élèveraient leurs enfants.

Les allocations

Le nombre d’allocataires augmente car en début de mois, le droit à pension est ouvert aux soldats blessés en service commandé ainsi qu’aux infirmes graves et incurables. Des avantages sont aussi accordés aux familles qui perçoivent l’allocation pour soldat mobilisé. Elles peuvent envoyer gratuitement des petits colis à leurs parents.

Mais les allocations sont toujours difficiles à obtenir pour certains et les nombreuses plaintes des familles sont relayées par les conseillers généraux. Ceux du département de la Haute-Garonne dénoncent les "passe-droits, les injustices et les légitimes colères". Ceux du Gers "ou plutôt les quelques membres qui n’ont pas été mobilisés" et ceux du Tarn proposent que toutes les familles d’appelés et de volontaires perçoivent les allocations.

Parce que ces prestations pèsent sur le budget de la nation, les autorités décident que les agents ouvriers de l’État, des départements et des communes, et les hommes renvoyés dans leurs foyers mis à la disposition de certaines industries indispensables à la défense où à la vie nationale (ouvriers, boulangers, minotiers…) devront choisir entre les allocations ou les salaires. Les membres du conseil général du Tarn trouvent scandaleux que les traitements des fonctionnaires mobilisés soient maintenus "alors que les industriels et les autres professions subissent sans aucun palliatif de l’État, les effets de la guerre".

Les œuvres sociales

Comme chaque mois, les nombreuses œuvres de bienfaisance organisent des journées (du soldat, serbe, du 75, belge…) ou des soirées comme celle qui se déroule le 14 avril à l’American Cosmograph de Toulouse ou celle de Vic-Fezensac. La musique du 76e régiment d’infanterie participe activement au concert qui se tient à Villefranche-de-Rouergue pour les œuvres militaires de secours aux blessés et soldats du front. L’objectif est de recueillir les indispensables dons et le 14 avril, l’union nationale des cheminots français déclare avoir recueilli 2 660 000 F pour venir en aide aux cheminots français et belges. Enfin, une nouvelle œuvre, celle de "l’aiguille de la réfugiée" est créée le 11 avril. Les femmes réfugiées fabriquent des ouvrages et objets de coquetterie qui seront ensuite vendus à leur profit.

Les autorités locales continuent leurs missions d’assistance envers les plus faibles et, début avril, les listes des vieillards aidés sont publiées en mairie. Il reste 20 jours aux personnes pour déposer quelques réclamations. À Gaillac, le 17 avril, la mairie appelle les viticulteurs locaux à donner 43 hl de vins pour compléter le wagon destiné aux soldats au front.

Transport

La compagnie d’Orléans rend public le 8 avril un rapport élogieux de ses activités. Elle déclare avoir transporté du 2 au 5 août les hommes à leur centre de mobilisation, "ce qui a nécessité la circulation de près de 1 500 trains sur [son] réseau". Du 5 au 18 août, les troupes des régions du Centre et du Midi et une partie de l’armée d'Algérie et du Maroc ont été acheminées vers la frontière. "Dans cette seconde période, près de 2 000 trains militaires ont été dirigés par nos voies", vers l'Est et le Nord. Un nombre égal a été mis en marche en sens inverse. Plus de 57 000 voitures et wagons ont transporté environ 600 000 officiers et soldats, 144 000 chevaux, 40 000 véhicules ou canons et 64 000 tonnes d'approvisionnements divers. La compagnie a, en plus, assuré le ravitaillement militaire du camp retranché de Paris, qui a nécessité, "jusqu'au 30 septembre, l'acheminement de 117 000 tonnes de denrées, 66 000 de fourrage, 107 000 bœufs, 211 000 moutons et porcs". Elle a fait face en même temps, au ravitaillement de l'armée en hommes, chevaux, matériel, vivres et munitions, ainsi qu'aux évacuations de blessés et de prisonniers vers l'intérieur. Elle assura enfin le transport de nombreux réfugiés et l’exode des Parisiens vers l’arrière lors de la bataille de la Marne et la retraite des armées.

Comme toutes les sociétés ferroviaires, elle doit s’adapter à la nouvelle règlementation sur la circulation. Quel que soit le lieu du départ, le sauf-conduit ne sera plus nécessaire que pour les parcours à destination de toute localité située dans un département frontalier. Ce sauf-conduit délivré par la mairie, portera l’identité et la signature du détenteur. Il indiquera l'itinéraire à suivre et sera exigé aux guichets des gares pour la délivrance des billets.

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