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Le parc de la Hourre

Le parc de la Hourre se situe aux portes de la ville d'Auch, à l'est. Il a été aménagé au XIX e siècle selon l'esprit paysager à l'anglaise et dispose de très beaux spécimens d'arbres.
Aujourd'hui ce grand parc abrite les bâtiments du Conseil général du Gers
18 Avril 2012
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Saint-Antonin-Noble-Val - tarn-et-Garonne
Gers
Ville d'Auch
LE PARC
DE LA HOURRE
Paysage
FICHE DÉCOUVERTE
Service connaissance du patrimoine
DCAV - Région Midi-Pyrénées
LOCALISATION
Le domaine occupe le versant nord-est du vallon qui s'ouvre à l'est de la ville de Auch, irrigué par le Lastran.
Le paysage environnant offre un cadre pastoral et bocager au site de la Hourre.
PARTICULARITÉS
  • Les effets visuels de mise en scène du château dont la façade méridionale se laisse apercevoir à travers les différentes masses boisées réparties dans le parc.
  • La pièce d'eau et son île.
  • La composition contemporaine des bassins en cascade.
HISTORIQUE
Vue de Toulouse en aval du Bazacle
L'histoire de la Hourre est d'abord celle d'une lignée familiale. Depuis 1610, le domaine de la Hourre aux portes de Auch a appartenu à la famille David, gens de robe et propriétaires terriens.
En 1756, les plans anciens indiquent à la Hourre une métairie, citée parmi les plus belles de la proche banlieue auscitaine.
A partir de 1792, Frix David, avocat, acquiert autour d'elle des terres supplémentaires pour y implanter son domaine. La construction du château actuel est postérieure au cadastre de 1816 et doit se situer entre 1820 et 1830 d'après le style néo-classique de son élévation.
C'est son fils Irénée David qui aménagea le parc de 9 ha sur ce nouveau domaine. Elève de Jussieu, il traça un parc digne de l'esprit anglais, à caractère romantique et paysager dans un cadre parfaitement agreste.
Le ruisseau du Lastran qui longeait les prairies fut élargi, formant un lac de 60 ares ménageant au centre une petite île plantée.

La création du parc occasionna de nombreuses expériences ensylviculture : Irénée David fit venir, surtout des Etats-Unis et du Canada, des graines et des plants d'essences exotiques qu'il élevait en pépinière pour les adapter au sol et au climat gersois. Il contenait plus de 5000 espèces et fut visité en 1860 par le chef de culture du Jardin des Plantes de Paris.
HISTORIQUE
Sous le Second Empire, ce parc passait pour un des plus beaux de France, et la société auscitaine aima s'y promener. Même si le parc a subi l'outrage du temps et des intempéries (hivers trop rigoureux, tempêtes, inondations et plus récemment sécheresse), il existe encore quelques beaux spécimens autour du lac et sur les pentes du coteau.

Le successeur d'Irénée, Jean David, représentant des théories physiocrates, se consacra à la vigne et à l'activité viticole. D'imposantes dépendances sont alors accolées au château pour assurer le déchargement du raisin et la conservation des cuves. Son vignoble était le plus beau du Gers jusqu'à l'apparition du phylloxera en 1885. Sous l'impulsion de Paul Decker, ingénieur de l'Institut Agronomique, La Hourre devient en 1890 la Ferme-Ecole départementale. Sa veuve Irène David veut laisser le domaine en bail au département. Ce dernier achète le domaine en 1933 pour qu'y soit implanté un orphelinat.

Une partie importante du terrain a été consacrée aux nouvelles constructions qui abritent aujourd'hui l'Hôtel du département. Des aménagements hydrauliques, bassins et fontaines en cascade, sont créés en 1985 par Bruchman et Delmas.
Vue de Toulouse en aval du Bazacle Moulin du Bazacle sur la Garonne
DESCRIPTION
La grande allée nord-ouest de contournement du parc, bordée de cèdres, conduit aux nouveaux bâtiments de l'Hôtel du Département, ainsi qu'aux Archives départementales du Gers. Les aménagements de Bruchman et Delmas ont été réalisés dans la perspective axiale de la grande rotonde vitrée greffée à l'ouest du bâtiment principal de l'Hôtel du Département. Cette dernière est ceinturée par une « piscine » demi-circulaire, en amont d'une succession de bassins rectangulaires et de fontaines en cascade qui dévalent la pente vers le fond du vallon.
Vue de Toulouse en aval du Bazacle
Le château, bien dégagé, s'élève au sommet d'une terrasse naturelle, précédée par une vaste prairie en pente. Le fond du vallon est arrosé par le ruisseau du Lastran. Celui-ci suit un parcours sinueux pittoresque avant d'alimenter une pièce d'eau qui constitue, avec son île, un des grands attraits du site. Le parc est de plan irrégulier, dans l'esprit paysager à l'anglaise. Réduit dans son emprise, il comprend tout le vallon, depuis la butte du château, remontant de quelques dizaines de mètres sur le versant opposé au-delà du ruisseau. Des échappées visuelles s'ouvrent sur le paysage rural environnant.

Les plantations se densifient autour de la pièce d'eau ourlée par les pneumatophores des cyprès chauves. Quelques vallonnements artificiels plantés de chênes s'inscrivent entre la terrasse du château et le petit lac, créant des zones d'ombre et des effets de mise en scène de la demeure ou des masses arborées qui ceinturent le lac. Plusieurs espèces arboricoles rares sont réparties sur les franges du parc : cèdres de l'Atlas, sequoïas, marronniers de Virginie, aulnes, féviers, photinias, de nombreux érables et plusieurs variétés de chênes…

Conception et Réalisation : Romain Deplano

Textes : Claire Fournier et Christelle Parvillé