Château de Ségure (Arreau)

Architecture militaire

Temps modernes
16e siècle ; 18e siècle
Visible depuis la rue. Ne se visite pas

Bâti le long de la neste du Louron, sur un endroit stratégique à la jonction des vallées d'Aure et du Louron, le château de Ségure se compose aujourd'hui de trois corps de bâtiment. Le plus ancien est la tour de plan rectangulaire datée du XVIe siècle (les mâchicoulis qui surmontent cette tour ont été ajoutés dans les années 1930). Le second corps de bâtiment, également du XVIe siècle, est bâti sur deux étages à colombages et en encorbellement. Il est doté d'une tourelle d'escalier circulaire portant la date de 1589, et est l'ancienne prison de la ville. Le dernier bâtiment, qui relie la tour au bâtiment à colombages, date du XVIIIe siècle. Les comtes de Ségure y habitèrent jusqu'en 1757. Ils occupèrent des fonctions politiques et judiciaires importantes au sein de la ville, notamment la surveillance de la prison. Leurs armoiries, au-dessus de la porte du bâtiment à colombages furent mutilées à la Révolution. Aujourd'hui le château abrite les bureaux du Pays d'art et d'histoire.

Chapelle Saint-Exupère (Arreau)

Architecture religieuse

Moyen-Age
12e siècle ; 16e siècle
Ouvert toute l'année

Cette chapelle, dédiée à saint Exupère (évêque de Toulouse au IVe siècle), a été bâtie à proximité du lieu de naissance présumé du saint. Elle est d'origine romane et a conservé de cette première campagne de construction son portail d'entrée daté du XIIe siècle. La porte est surmontée d'un tympan à chrisme (monogramme du Christ). Les voussures reposent sur des colonnes surmontées de chapiteaux sculptés et historiés. L'évocation de la légende de saint Exupère y figure sur l'un d'eux. L'édifice roman, emporté par une crue, fut reconstruit et agrandi au milieu du XVIe siècle. La chapelle servit également de lieu de réunion pour les États des Quatre-Vallées. L'édifice présente une voûte d'ogives à liernes et tiercerons caractéristique du style gothique flamboyant, tardivement mis en œuvre dans les vallées. La chapelle a été classée au titre des Monuments historiques en 1952.

Maison des Lys (Arreau)

Architecture domestique

Temps modernes
16e siècle
Visible depuis la rue. Ne se visite pas

Cette maison du XVIe siècle est appelée “Maison des Lys” depuis 1912, époque où le décor de sa façade principale fut découvert. Les grandes fleurs de lys ont été sans doute dissimulées sous l'enduit au moment de la Révolution. Bâtie sur deux étages en encorbellement, cette maison présente un rez-de-chaussée autrefois affecté à un usage professionnel (boutique), percé de deux grandes baies. La porte d'entrée est surmontée d'un fronton triangulaire orné du monogramme du Christ : I.H.S. Les deux étages à colombages sont percés de fenêtres à croisillons. L'édifice comporte une seconde entrée privée sur le côté. La porte d'entrée, percée dans une tourelle d'escalier, est décorée d'un linteau en accolade portant le nom de l'ancien propriétaire, Jean Pasarieu, marchand de la ville. La maison fut classée au titre des Monuments historiques en 1912.

Eglise Saint-Ebons (Sarrancolin)

Architecture religieuse

Moyen-Age
11e-12e siècles
Ouvert toute l'année

L'église Saint-Ébons est datée du XIe-XIIe siècle. Elle faisait autrefois partie d'un prieuré bénédictin détruit en 1789. Vers 1570, les bâtiments monastiques furent incendiés. S'en suivit un long abandon du prieuré pendant 70 ans, avant le retour des moines au XVIIe siècle. L'originalité de cette église romane réside dans son plan en croix grecque qui résulte de plusieurs campagnes de construction et qu'aucune autre église de la vallée ne présente. À l'ouest, la puissante tour carrée du clocher, haute de 35 m, est coiffée d'une flèche cantonnée de 4 clochetons en ardoise. Elle est ajourée par de vastes baies géminées encadrées par 3 voussures. L'église est classée Monument Historique en 1903.

Eglise Saint-Vincent, Saint-Barthélémy (Vielle-Aure)

Architecture religieuse

Moyen-Age
12e siècle ; 16e siècle ; 17e siècle ; 19e siècle
Ouvert toute l'année

L'église primitive, à nef unique, est bâtie au XIIe siècle dans le style roman. Son abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, est décorée d'une série d'arcatures lombardes. Au-dessus de ce décor, la corniche est bordée d'une douzaine de modillons plus ou moins sculptés. À l'intérieur, la nef est couverte d'une voûte légèrement brisée, et a été agrandie en 1595 par un bas-côté nord voûté en berceau plein-cintre. Face au 1er pilier de ce bas-côté, une coquille Saint-Jacques a été sculptée sur le mur, rappelant que cet édifice se trouve sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le chœur de l'église est orné de peintures du XVe siècle, mises au jour à partir de 1952. Au XVIIe siècle, le clocher-porche est édifié. L'église est classée au titre des Monuments historiques en 1944.

Chapelle dite "Des Templiers (Aragnouet)

Architecture religieuse

Moyen-Age
12e siècle
Ouverture exceptionnelle

Cette chapelle, dite à tort « La chapelle des Templiers », fut vraisemblablement construite au XIIe siècle. Un hôpital, aujourd'hui détruit, se trouvait accolé à la chapelle. Il était desservi par les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. La chapelle se compose d'une nef unique prolongée par une abside semi-circulaire. La porte d'entrée est surmontée d'un chrisme (monogramme du Christ). À l'intérieur, quelques traces de peintures murales du XIVe siècle sont encore visibles notamment sur le mur du chœur. Le clocher-mur à quatre baies semble être le seul vestige de l'ancien hôpital construit à la même époque. La chapelle a été classée au titre des Monuments historiques en 1939, le clocher-mur en 1952. L'ensemble a été classé à l'UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1998.

Eglise Saint-Orens, Notre-Dame de Sesca (Bourisp)

Architecture religieuse

Temps modernes
16e siècle
Ouvert sur demande auprès de la mairie. Audioguides en location

L'église Saint-Orens est datée du XVIe siècle. Cependant, on note la présence d'éléments plus anciens comme une fenêtre romane à la base du clocher-porche. Le portail ouvre sur le narthex, séparé de la nef par une clôture en bois du XVIe siècle. Tout l'intérieur est couvert par des voûtes d'ogives caractéristiques d'un art gothique tardif. Cette église présente un des plus vastes "programmes peints" des vallées d'Aure et du Louron. La totalité de l'espace intérieur a été ornée de peintures murales. Les sujets macabres et moraux (7 péchés capitaux) ont été rassemblés dans le porche tandis que les scènes relatives à la mort de la Vierge ont été placées dans le chœur. Ces peintures ont été exécutées entre 1589 et 1591. L'église a été classée au titre des Monuments historiques en 1960.

Eglise Saint-Barthélémy (Mont)

Architecture religieuse

Moyen-Age
12e siècle
Ouvert toute l'année sur demande

Cette église romane a été transformée au 16e siècle par la construction d'un chapelle au nord, par l'agrandissement du clocher-mur en clocher-tour, et par son décor de peintures murales à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice. La porte d'entrée est surmontée d'un tympan-chrisme (monogramme du Christ). Quant aux peintures murales, sur le mur extérieur est représentée une grande scène du Jugement dernier. A l'intérieur, plusieurs scènes et personnages décorent la nef : les 4 évangélistes, ou encore des scènes de la Passion du Christ. L'église a été classée au titre des Monuments Historiques en 1910.

Eglise Saint-Mercurial (Vielle-Louron)

Architecture religieuse

Moyen-Age
12e siècle
Ouverture exceptionnelle

L'édifice du XIIe siècle, présente un plan roman : un clocher-tour à l'ouest et une nef unique terminée à l'est par une abside semi-circulaire. Le portail à voussures, protégé par le porche, encadre un tympan-chrisme de la fin du XIIe siècle, au-dessus duquel un remploi représente un visage féminin de profil. À l'intérieur, la voûte de la nef et l'ensemble du chœur sont décorés de plusieurs scènes bibliques réalisées entre 1593 et 1600. Il s'agit d'un programme de 4 peintures monumentales parmi lesquelles sont évoquées la vie du Christ et la légende de saint Mercurial. Le cul-de-four de l'absidiole nord, aménagée par la suite en sacristie, a également été peint d'un remarquable Jugement dernier. L'église a été classée au titre des Monuments historiques en 1979.

Eglise Notre-Dame, Saint-Laurent (Jézeau)

Architecture religieuse

Moyen-Age
Ouverture exceptionnelle

L'église de Jézeau, avec son clocher-mur à baies géminées, sa nef, son chevet ainsi que le tympan-chrisme remployé dans le mur d'entrée du cimetière, date du XIIe siècle. Son décor architectural est concentré sur le chevet semi-circulaire. Une double arcature retombe sur un cul-de-lampe orné d'un buste d'homme. La corniche à modillons présente plusieurs décors : coquilles Saint-Jacques et motifs géométriques (damiers, billettes). Après l'incendie survenu entre 1530 et 1540, la voûte romane est remplacée par une voûte en lambris décorée de peintures remarquables. De plus, un retable richement orné prend place sur toute la hauteur de l'abside. L'église est classée Monuments historiques en 1971, et en 1998 elle est classée à l'UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques.

Eglise Saint-Calixte (Cazaux-Fréchet)

Architecture religieuse

Moyen-Age
Ouverture exceptionnelle

L'église date en grande partie de l'époque romane. Elle en a conservé plusieurs éléments : une nef unique prolongée par une abside semi-circulaire (décorée à l'extérieur de "bandes lombardes") et terminée à l'ouest par un clocher-mur. Dans le chœur, la voûte en cul-de-four a été ornée d'une fresque du XIIe siècle représentant le Christ en Gloire. Rare exemple de peintures romanes dans le département. D'autres peintures murales ont été réalisées sur le mur du chœur au XVe siècle. Au XVIe siècle, la nef a été agrandie par la construction d'une chapelle au nord. À la même époque, le plafond actuel de la nef (plafond "à la française") a été installé. Il fut décoré plus tard, vers 1720. Le retable du maître-autel, a été réalisé au XVIIIe siècle par Marc Ferrère. L'église a été classée au titre des Monuments historiques en 1944.